23/09/2018

Émir El Sana et Cheikh Mutuel! Quand le mensonge avéré et reconnu côtoie le silence coupable!

Certains s’évertuent de manière quasi monomaniaque à dénoncer le mensonge reconnu d’un certain politicien sans attendre les décisions de justice! 

Qui s’émeut du silence, lui déjà coupable, de toutes ces politiciennes et politiciens qui perçoivent des revenus confortables de leurs participations aux conseils d’administrations (quand ils.elles ne sont directement salarié.e.s de leur lobbyistes-sponsors) ou de présences dans des pseudo-séminaires richement rétribués! 

À l’époque, en 2010 à Berne, j’ai déposé sans succès une initiative parlementaire pour exiger non seulement la liste des liens d’intérêts mais les sommes engrangées pour parfois voter selon le diktat du sponsor! Je me suis vite aperçu que les vrais lobbyistes étaient les élu.e.s siégeant dans le Parlement et que les pseudo-lobbyistes qui gravitent dans les couloirs et autres espaces des pas-perdus n’étaient là que pour faire croire au bon peuple que les élu.e.s dans la salle avaient encore leur liberté de vote!

Genève vit des moments difficiles, mais que celles et ceux qui vocifèrent contre un certain politique aient le courage de réclamer enfin une vraie transparence sur les multiples  «cadeaux» répétés que sont le financement de nombreux élu.e.s par des sponsors-lobbyistes bien suisses qui n’ont rien à envier à l’Émir El Sana et au Cheikh Mutuel, sans oublier les pharmas et les lobbys du sucre, de la cigarette et de la vente d’armes!

Exigeons de toutes et tous nos élu.e.s une transparence de leurs revenus et de leur déclaration fiscale! 

Jean-Charles Rielle, député, ancien conseiller national et ancien Président du Conseil municipal de la Ville de Genève

Annexes

Initiative parlementaire Rielle Pour une transparence des revenus, indemnités et autres avantages des parlementaires fédéraux. 18 mars 2010.

20minutes 20 août 2010

Blog TDG 6 avril 2013

Le Matin 20 avril 2013

 

 

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04/12/2017

L'affaire Yannick Buttet! Le droit au congé-maladie!

Yannick Buttet démissionne de son poste de vice-président du PDC Suisse, annonçait-t-il, lundi. Le Valaisan se retire aussi "temporairement" de ses fonctions électives pour suivre un traitement médical afin de maîtriser sa consommation d'alcool.

La justice fera son travail et jugera M. Buttet sur ses actes dénoncés dans la seule plainte formelle, à ma connaissance, déposée jusqu'à ce jour.

Mon propos n'est pas de minimiser ou d'excuser quelques comportements dénoncés par d'autres femmes, mais bien de reconnaître la maladie de dépendance à l'alcool, sa désinhibition, et certains comportements inacceptables, en lien avec une addiction.

Personnellement, je me suis retrouvé à de multiples reprises, en Valais lors de ma jeunesse et aussi à Genève, dans des soirées arrosées, avec moult femmes et hommes et l'impression de connaître tout le monde, et d'être, au nom de la fête, très proche des unes et des autres. Certaines "embrassades" étaient bien vécues et d'autres comportements remis en place immédiatement avec les désinhibés et parfois aussi les désinhibées! A ce titre certains témoignages devraient être plus magnanimes lorsqu'ils proviennent de personnes ayant démontré aussi des problèmes liés à l'alcool avec aussi certains risques, certes pas d'harcèlement, mais de mise en danger de la circulation routière! Ceci sans vouloir, comme écrit plus haut, en diminuer le caractère inacceptable des actes d'harcèlement.

Je ne serai pas long, je ne suis ni philosophe, ni psychologue, mais un simple médecin de santé publique et donc de prévention. Je m'interdisais d'intervenir dans cette situation précise, même si j'ai dédié une partie de ma vie et continue à le faire à dénoncer la violence faite au femmes. Mais la sitiuation de Yannik Buttet nous invite à faire une pause, afin que la justice fasse son travail et que la prise en charge de la maladie alcool puisse produire ses effets.

Ce ne sera seulement qu'avec les résultats de la justice et les résultats du traitement souhaité par M. Buttet, que son avenir politique poura être compris.

Genève, le 4 décembre 2017.  Jean-Charles Rielle, député, médecin, retraité

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04/07/2016

Non à l’abandon de l'Hélicoptère de sauvetage genevois REGA15 !

Le député au Grand Conseil Jean-Luc Forni a raison! Suite à sa question urgente (QUE 502-A), nous avons pris connaissance du projet de disparition, dès le 1er janvier 2017, de notre hélicoptère de sauvetage genevois, après plus de 45 ans d’activité dans notre Canton. La réponse fournie par le Conseil d’Etat, imprécise, tendancieuse et bien péremptoire « la prise en charge héliportée n’a permis de sauver aucune vie supplémentaire » montre clairement que rien n’a été prévu avec la REGA ou d’autres partenaires pour compenser cette disparition.

Le transport sanitaire en hélicoptère est complémentaire aux transports terrestres! Quel prix pour une vie sauvée? Mais aussi des souffrances évitées ou plus rapidement soulagées! Cinq mois de Cardiomobile (comme cardiomobiliste avec mon diplôme de médecin en poche) en 1984 me permettent d'apprécier! Dans cet état d'esprit, on peut aussi si on suit certaines dérives technocratico-financières remettre en questions certaines opérations fort coûteuses et pourquoi pas réallouer les fonds à une majorité de patients en délaissant les plus en difficultés!

Pour un franc par habitant et par année, l’hélicoptère REGA15 basé à l’aéroport de Genève participe à sauver directement la vie de plus de 160 Genevois par an en intervenant prioritairement sur les communes périphériques du canton.

Rega15 intervient aussi pour des missions de sauvetages comme les recherches de personnes disparues sur le lac et nos cours d'eau et des transferts pour des urgences vitales comme les transports de bébés prématurés en couveuse, des malades nécessitant des soins intensifs, ou pour des greffes d'organes. En opérant depuis sa base genevoise, l’hélicoptère REGA15 est deux fois plus rapide que l’ambulance la plus proche (7-10 minutes pour l’hélicoptère contre 15 à 20 minutes pour l’ambulance la plus rapide dans les communes périphériques). Son coût pour les citoyen-ne-s est similaire au coût des moyens terrestres qui seraient engagés à sa place.

Le 1er janvier 2017, si les HUG et le Conseil d'Etat ne gèlent pas cette décision, l’hélicoptère REGA15 sera vendu, ne laissant qu’un appareil pour toute la Suisse Romande, l’actuel REGA4 basé à la Blécherette à Lausanne. Cet appareil ne sera que très peu disponible pour Genève, et son coût, avec 17 minutes de vol au minimum, sera deux à trois fois plus élevé pour les Genevois.

En 2021, la REGA prévoit de redéployer ses activités de sauvetage depuis ses bases de plaine lorsqu’elle prendra livraison de trois nouveaux hélicoptères. L’avenir et le renouvellement de l’actuel hélicoptère REGA15, mis en service en 2003, s’inscrit parfaitement dans ce calendrier, alors pourquoi en accélérer brusquement celui-ci ?