17/05/2013

Articles de la TG du 17 mai 2013 - Spectacle consternant des élus de la Ville - Mise au point du Président du Conseil municipal

Si je n'ai pas retourné les appels de la Tribune de Genève, c'est que j'ai un travail de médecin scolaire à 90% au Service de santé de la jeunesse et qu’hier après-midi, j’ai dû consacrer mon énergie et la qualité de travail aux jeunes!

Quant à mon absence d'autorité de président, je tiens à rappeler que le Bureau du Conseil municipal, toute sensibilité confondue, m'a demandé d'être moins autoritaire, de moins intervenir et de laisser le débat politique  se dérouler de manière plus fluide!

 Quant à cette séance suspendue, je tiens à préciser le déroulement:

    1) A la séance de 20h30, les Groupes verts et socialistes affichent la pancarte "j'interagis", campagne soutenue par la Ville de Genève.

   2) Les groupes n'avaient pas averti le Bureau. Je déplore que ces pancartes n'aient pas été mises à disposition de l'ensemble des élu-e-s.

   3) Dans un premier temps, je permets que ces pancartes demeurent, malgré les pressions non visibles sur Léman Bleu envers le Bureau.

   4) L'élu MCG Denis Menoud profère ses paroles inacceptables. Je ne les ai pas entendues, devant à ce moment là gérer l'ensemble de la salle. Personne du Bureau n'a attiré immédiatement mon attention sur ces paroles. Si je les avais entendues, j'aurai immédiatement exclu l'élu. Je rappelle que notre règlement permet d'exclure un-e élu-e, mais sans pouvoir en préciser la durée. L'élu pouvait donc revenir immédiatement dans la salle. L'exclusion et le retour immédiat dans la salle n'aurait certes guère changé le cours de la séance.

    4) Par souci d'apaisement, j'ai demandé aux groupes verts et socialistes d'enlever leurs pancartes. Devant leur refus, malgrè une deuxième demande, j'ai suspendu la séance et réuni le Bureau et les chefs de groupe soit 14 élu-e-s dans une salle annexe. Le débat ne s'est guère apaisé, chacun-e restant sur ses positions.

     6) J'ai décidé alors de reprendre la séance, invoquant l'Article 46 de notre Règlement qui donne des doits au Président en matière de maintien de l'ordre durant les séances.

     7) j'ai demandé à l'ensemble du Conseil municipal de retirer les pancartes "j'interagis" et tous autres slogans.

8) Devant manifestement le bras de fer entamé, j'ai donné, chrono en main, 1 minute pour le faire. Les groupes socialistes et verts n'obtempérant pas, je n'avais d'autres choix que lever la séance et renvoyer les élu-e-s chez eux.

Les donneurs de leçons sur le manque d'autorité du Président seraient bien inspirés de voter en commission du Règlement des sanctions comme celles dont disposent le Grand Conseil !