politique

  • Meilleurs Voeux 2020 !

    Meilleurs Vœux 2020 !

    À l’aube d’une nouvelle année, 30 ans de militantisme et plus de 20 ans de mandats d’élu me permettent de mesurer un certain chemin parcouru !
     
    Je ne veux désormais retenir que cet engagement inlassable et presque sans faille pour nos combats et autres valeurs, ainsi que pour certaines et certains camarades élus, parfois devenus de vrais amis !
     
    La satisfaction réside dans ce travail collectif avec presque l’ensemble des camarades et autres collègues ! L’émotion, source de joie ou de déception en fonction du résultat recherché, réside dans ces soirs de votations ou d’élections, après une campagne harassante, au service de nos valeurs, ou des personnes élues qui se sont engagées à les représenter !
     
    Partager une victoire des idées ou des personnes, ensemble, au même instant, restera source de grande satisfaction, même si parfois certaines et certains manquent à l’appel, vacances ou autres destins obligent !
     
    Et puis il y’a la reconnaissance, pas celle des postes promis, mais plutôt la complicité dans le travail accompli, et il y a aussi l’oubli incompréhensible mais tellement humain, de tous ces instants de mobilisation pour l’autre, sur la devise bien connue quoique guerrière « Servir et disparaître! ».
     
    Aucune demande de soutien inconditionnel à des trajectoires tellement différentes, mais simplement un « comment vas-tu?» en résonance à des combats communs ! La solitude du pouvoir, bien qu’entouré de sa cour et des siens, empêche-t-il une telle démarche?
     
    Permettez-moi de paraphraser le titre « À Dieu, enfant chéri! », d’une lettre adressée par ma mère, il y a 50 ans, à l’orée de son suicide (elle avait 49 ans et j’en avais 17), par « À Dieu, camarade! », préférant confier ainsi la responsabilité de la relation de camaraderie voire d’Amitié, et en fonction de sa croyance, à l’Être supérieur plutôt qu’à l’individu !
     
    À 67 ans, 50 ans plus tard, je désire m’adresser à vous, camarades, collègues, ami.e.s connu.e.s ou inconnu.e.s [comme aimait le dire, lors de ses discours officiels, un grand Homme d’Etat qui m’avait fait professionnellement confiance, Guy-Olivier Segond, et qui par ailleurs avait su s’entourer des conseils d’un remarquable chef de cabinet, le camarade Albert Rodrik],
     
    en vous souhaitant une
    Belle et Heureuse Année 2020 !
     
    Genève, le 31 décembre 2019
    Jean-Charles Rielle, député

  • Acceptation d’un avantage et cadeaux institutionnels!

    Tout d’abord, je dénonce clairement l’acharnement médiatique et la curée orchestrée par certain.e.s politiques dans l’affaire Maudet. Je suis persuadé que le respect des institutions reste le meilleur rempart contre la montée du populisme!

    Que celles et ceux qui se gargarisent aujourd’hui de demandes de démissions assument les prochains votes dans les urnes! La «macronisation» nous guette!

    À Berne, certains lobbyistes sont dans la salle, élu.e.s par leurs sponsors pour voter «juste»! D’autres souvent pseudo-lobbyistes parcourant les couloirs fédéraux des pas perdus ne sont là que pour faire croire au bon peuple que certain.e.s qui sont dans la salle ont encore une marge et une certaine liberté de vote!

    Selon une analyse de la RTS (https://www.rts.ch/info/suisse/10012492-pour-qui-roulent-les-candidats-au-conseil-federal-.html), les quatre prétendant.e.s au gouvernement cumulent une quarantaine de mandats dans diverses organisations, dont près de la moitié dans des conseils d'administration, selon une analyse de la RTS, avec, à la clé, des revenus parfois conséquents.

    Sur la base de ces données, le PLR Hans Wicki reçoit 116'000 francs par an pour présider le conseil d'administration de la société des remontées mécaniques Engelberg-Trübsee-Titlis.Il a dirigé de nombreuses entreprises. Actuellement, ses mandats se concentrent entre l'automobile, l'industrie, dont le groupe Schindler, et le tourisme. Le Nidwaldien préside aussi le lobby de la construction, constructionsuisse, dont il a accrédité le directeur au Parlement.

    Quant à Karin Keller-Sutter, la favorite pour succéder à Johann Schneider-Ammann, elle perçoit 180'966 francs par an de La Bâloise. Au total, elle a reçu 840'000 francs depuis son entrée au conseil d'administration de l'assureur en 2013. De plus, la Saint-Galloise détient 2581 actions du groupe, dont la valeur actuelle atteint 365'000.- francs. Elle cumule principalement des mandats dans les assurances et les fonds de pension. Elle préside également la faîtière du commerce de détail (Swiss Retail Federation), qui défend de nombreux groupes comme Manor, IKEA ou encore Aldi et Lidl. 

    En ce qui concerne Viola Amherd, ses mandats concernent deux enjeux stratégiques du Conseil fédéral: les transports et la santé. En effet, la Valaisanne siège au conseil d'administration de plusieurs sociétés de transport, dont l'entreprise ferroviaire BLS, ainsi que le Swiss Medical Network (SMN), anciennement Genolier, qui détient 17 cliniques et hôpitaux privés.

    Il s’agit bien de «cadeaux institutionnels» accordés en tant qu’élu.e, et personne ne trouve rien à redire! Par contre on n’hésite pas à demander la démission d’un Conseiller d’Etat pour acceptation d’un avantage! Le règne des faux-culs imprègne la Suisse! Reste le mensonge qui n’est pas pénalement répréhensible mais éthiquement et politiquement inacceptable.

    Il est temps que nos parlementaires fédéraux acceptent de non seulement lister leurs liens d’intérêts mais aussi d’être transparents sur les revenus qui y sont liés. Je l’avais demandé par Initiative parlementaire, en 2010, au Conseil national «Pour une transparence des revenus, indemnités et autres avantages des parlementaires fédéraux» (https://www.parlament.ch/fr/ratsbetrieb/suche-curia-vista/geschaeft?AffairId=20100419) .

    Il est temps de laisser faire nos institutions et que la justice soit rendue par le pouvoir judiciaire et non par Tamedia Zürich relayé par des politicien.ne.s en quête d’élection partielle! Il est temps que nos institutions puissent accomplir leur mission, que ce soit le pouvoir judiciaire genevois ou la Cour des Comptes, sans entraves, et pour la transparence que chaque citoyen.ne. genevois réclame.

    Et qu’ensuite, chaque élu.e prenne alors ses responsabilités!

    Jean-Charles Rielle, député, médecin, retraité

  • Émir El Sana et Cheikh Mutuel! Quand le mensonge avéré et reconnu côtoie le silence coupable!

    Certains s’évertuent de manière quasi monomaniaque à dénoncer le mensonge reconnu d’un certain politicien sans attendre les décisions de justice! 

    Qui s’émeut du silence, lui déjà coupable, de toutes ces politiciennes et politiciens qui perçoivent des revenus confortables de leurs participations aux conseils d’administrations (quand ils.elles ne sont directement salarié.e.s de leur lobbyistes-sponsors) ou de présences dans des pseudo-séminaires richement rétribués! 

    À l’époque, en 2010 à Berne, j’ai déposé sans succès une initiative parlementaire pour exiger non seulement la liste des liens d’intérêts mais les sommes engrangées pour parfois voter selon le diktat du sponsor! Je me suis vite aperçu que les vrais lobbyistes étaient les élu.e.s siégeant dans le Parlement et que les pseudo-lobbyistes qui gravitent dans les couloirs et autres espaces des pas-perdus n’étaient là que pour faire croire au bon peuple que les élu.e.s dans la salle avaient encore leur liberté de vote!

    Genève vit des moments difficiles, mais que celles et ceux qui vocifèrent contre un certain politique aient le courage de réclamer enfin une vraie transparence sur les multiples  «cadeaux» répétés que sont le financement de nombreux élu.e.s par des sponsors-lobbyistes bien suisses qui n’ont rien à envier à l’Émir El Sana et au Cheikh Mutuel, sans oublier les pharmas et les lobbys du sucre, de la cigarette et de la vente d’armes!

    Exigeons de toutes et tous nos élu.e.s une transparence de leurs revenus et de leur déclaration fiscale! 

    Jean-Charles Rielle, député, ancien conseiller national et ancien Président du Conseil municipal de la Ville de Genève

    Annexes

    Initiative parlementaire Rielle Pour une transparence des revenus, indemnités et autres avantages des parlementaires fédéraux. 18 mars 2010.

    20minutes 20 août 2010

    Blog TDG 6 avril 2013

    Le Matin 20 avril 2013